IA & Finance
Vers une direction financière augmentée par l'IA.
Je ne parle pas de l'IA en spectateur : je m'en sers tous les jours pour construire des outils de gestion qui tournent en production. Voici ce que j'en retire, et où je veux l'emmener.
Ma pratique
Mon apprentissage de l'IA ne passe pas par des conférences mais par le clavier. Depuis 2025, j'ai développé en binôme avec l'IA un ERP, un EPM collaboratif et deux sites, tous en production sur un serveur que j'administre. Avant cela, j'avais déjà automatisé la chaîne de reporting d'un groupe de 14 entités : flux API entre l'ERP, la comptabilité, le CRM et le SIRH, restitution Power BI.
Cette pratique m'a appris une chose que les slides ne disent pas : l'IA ne remplace pas la compétence métier, elle la démultiplie. Elle exécute vite, mais il faut savoir précisément quoi lui demander, et être capable de juger ce qu'elle rend.
Mes convictions
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La fonction finance peut désormais construire ses outils.
Pendant vingt ans, le contrôle de gestion a vécu dans l'écart entre ce que fait l'ERP et ce dont le métier a besoin, un écart comblé à coups d'Excel. L'IA change l'équation : un professionnel de la finance qui connaît ses processus peut aujourd'hui spécifier et faire construire l'outil exact qui lui manque, en semaines, pas en années.
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La vitesse de clôture est un choix d'architecture, pas un effort d'équipe.
Passer de J-10 à J-3, je l'ai vécu : ça ne s'obtient pas en demandant aux équipes de travailler plus tard le soir, mais en supprimant la collecte manuelle. API, flux automatisés, contrôles embarqués : l'IA accélère radicalement la mise en place de tout ça.
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Le business partnering commence quand la production s'arrête.
Chaque heure gagnée sur la production des chiffres est une heure disponible pour les expliquer, challenger les hypothèses et éclairer les décisions. L'IA ne rend pas le contrôleur de gestion obsolète : elle le libère enfin pour la partie du métier qui a de la valeur.
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Comprendre la chaîne technique est devenu un avantage compétitif.
Je ne crois pas au dirigeant financier qui « fait faire » sans comprendre. Savoir ce qu'est une API, une base de données, un déploiement, non pas pour tout faire soi-même, mais pour dialoguer d'égal à égal avec la DSI et les éditeurs, chiffrer un projet de façon réaliste et détecter les impasses avant d'y engager le budget.
Le cap
Une direction financière augmentée par l'IA.
Mon objectif est clair et assumé : prendre la responsabilité d'une direction financière et y appliquer ce que je construis depuis plus de dix ans. Des clôtures rapides, un reporting sans collecte manuelle, des outils au service du métier, une équipe qui passe son temps à analyser plutôt qu'à produire, et un contrôle de gestion en position de business partner, qui éclaire le comité de direction plutôt qu'il ne compile. Une direction financière qui utilise l'IA non comme un slogan, mais comme un levier opérationnel quotidien, mesuré aux mêmes standards que le reste : fiabilité, délai, coût.
D'ici là, je continue à affûter les deux lames : le métier en accompagnant des environnements multi-sites exigeants, l'outil en développant et en opérant des applications de gestion réelles.
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IA appliquée à la finance, pilotage, trajectoire : j'échange toujours avec plaisir.
kevin@tumen.fr